Premiers jours à Bagkok : entre décalage horaire et temples bouddhistes

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Les jambes un peu flageolantes mais avec l’air brave de ceux qui savent prétendre qu’ils savent ce qu’ils font, j’ai donc pris mon avion direction Dubaï le 8 janvier à 21h. Après 16h de vol et environ 1h30 de sommeil, j’ai atteint Bangkok vers 19h30 le lendemain soir. Autant vous dire que j’avais à peu près la fraîcheur des poissons d’Ordralfabétix. Du coup la première nuit j’ai dormi 12h, malgré un orage de type « apocalypse niveau 3 ». La première journée n’a pas été très efficace, j’ai juste fait un tour de quartier et essayé de résister au choc thermique.

La maison de Jim Thompson

Le séjour a commencé le deuxième jour, quand je suis allée visiter la maison de Jim Thompson. C’était un architecte qui a combattu en Thaïlande pendant la 2ème guerre Mondiale qui s’est installé à Bangkok à la fin de la guerre et a réussi à re-développer le commerce de la soie. Il a tellement aimé la vie ici qu’il a fait démonter 5 maisons à Ayuthaya pour les remonter en version occidentale à Bangkok. Au lieu de les laisser séparer, il les a collées les unes aux autres pour faire une maison plus grande et plus facilement accessible.

Dans la maison, 2 horoscopes bouddhistes sont affichés : celui du jour décidé par les astrologues pour pouvoir emménager dans la maison, et l’horoscope de Jim Thompson lui-même, qui disait qu’il fallait qu’il soit prudent quand il aurait 61 ans. Je vous laisse deviner à quel âge il a disparu sans laisser de trace.

Devant la maison, il y avait ce monsieur qui montrait comment on tisse les fils de soie. C’est assez dégueulasse, particulièrement hypnotisant, et surtout… ça sent le gnocchi!

Le marché de Chatuchak

Le vendredi, je commençais à me remettre un peu de mon décalage horaire, j’ai donc accompagné ma cousine et ses copines au marché de Chatuchak pour un peu de shopping dans le plus grand marché de Thaïlande : 110 000 mètres carrés seulement… Il n’y a qu’une partie d’ouverte la semaine, le reste ouvre le vendredi soir et le weekend, mais rien que la partie « truc en osier/vêtements/paniers en tout genre/savonnettes » nous a facilement pris 4h. C’est un gigantesque dédale de ruelles couvertes avec des petits stands des deux côtés, qui vendent absolument tout, l’utile, comme le particulièrement inutile.

C’est pas facile de prendre une photo représentative du merdier qui règne là-dedans. Et encore, là, il n’y a personne !

Le bouddha d’or et le Lumpini Park

J’ai enchaîné joyeusement sur une première visite de temple bouddhiste, et pas n’importe lequel : le bouddha d’or.

Le temple du bouddha d’or.

Pour la petite histoire, en 1930, il a fallu déplacer un grand bouddha en stuc doré parce que son temple devait être détruit pour faire des travaux d’aménagement des rives du Chao Praya. A ce moment là, c’était un bouddha un peu moche, tout en plâtre qui n’intéressait pas grand monde, mais comme c’est une représentation de Bouddha et c’est sacré. Ils ont décidé de la délocaliser dans un autre temple mais il n’y avait pas d’emplacement disponible, et il a été gardé sous un auvent pendant 20 ans, le temps qu’on lui construise un lieu convenable. Nous voilà donc en  1955, le temple est construit et les moines décident d’installer le bouddha. Manque de bol, il est très haut, très lourd, et une des cordes utilisée pour le soulever se rompt et le bouddha tombe ! Affolement général, car cet évènement est pris pour un mauvais présage, et tout le monde se sauve en abandonnant ce pauvre bouddha, le nez par terre. Sauf que le lendemain, après un énorme orage, lorsque les moines reviennent, ils découvrent que le stuc et le plâtre d’en dessous ont fondu, et qu’en dessous… c’est de l’or. Ils se retrouvent donc avec un Bouddha de 3 mètres de haut et de 5,5 tonnes d’or massif. Pour une si mauvaise journée que ça en fin de compte. Malheureusement, à cause d’un mauvais réglage de mon appareil photos, je n’ai pas de photos…

J’ai fini ma journée au Lumpini Park, réputé pour ses varans en liberté que je n’ai bien évidemment pas vu parce qu’il faisait « froid » (seulement 25 degrés et à peine humide, ils se planquaient en grelottant).

 

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