Eragon, Christopher Paolini

Avec 10 bonnes années de retard et plus de 2 mois de souffrances, j’ai enfin réussi à finir la saga Eragon, de Christopher Paolini. Elle comprend quatre tomes :

– Eragon, paru en 2003 (en anglais)

– L’aîné, paru en 2005

– Brisingr, paru en 2008

– L’Héritage, paru en 2011

Quand je dis « souffrance », j’exagère un peu, il y a bien quelque chose qui m’a permis de tenir jusqu’à la fin des quatre tomes mais franchement… je ne sais pas ce que c’était ! Eragon raconte l’histoire d’un jeune homme qui tombe par hasard sur un oeuf de dragon qui apparaît devant lui. Son dragon (enfin sa dragonne), s’appelle Saphira, et fait de lui le premier dragonnier depuis l’extermination de la caste des dragonniers par Galbatorix, l’empereur. Très vite, il est pris en chasse par les Razacs, les sbires de celui-ci, qui veulent le ramener et lui faire jurer fidélité en ancien langage, le langage de la magie avec lequel on ne peut pas mentir. Son oncle se fait tuer à la vingtième page par les méchants, parce qu’il lui faut bien une motivation au héros, et le voila parti sur les routes avec un vieux conteur, à poursuivre les Razacs pour venger la mort de son oncle.

Voila voila.

En fait, lorsque j’ai eu fermé le dernier livre, je me suis posé une question gênante : « mais enfin… mais pourquoi j’ai lu ça ? ». Normalement quand je n’aime pas un livre ou qu’il m’ennuie, je ne fais pas dans la dentelle : j’arrête et je le range tout au fond de ma bibliothèque, ou alors je l’abandonne dans un train pour lui donner une seconde chance auprès de quelqu’un d’autre. Mais là, j’étais totalement fascinée par l’absence totale d’intérêt de ce livre et je n’arrivais pas à arrêter.

Attention, a partir de maintenant, je vais spoiler « l’intrigue ». si jamais vous voulez lire Eragon et garder un semblant de suspens, revenez plus tard.

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Sérieusement, vous avez déjà lu un livre où un des personnages secondaire passe 5 pages à faire la lessive ? Où le héros passe UN TOME à écouter des fourmis ? Où les batailles se suivent et se ressemblent toutes? En plus, pendant 4 tomes le héros se meurt d’amour pour une elfe, c’est ennuyeux, c’est long, c’est répétitif… et en fait, il ne se passe rien. Rien. Du tout. Juste ça fini comme un Harlequin pour dépressif.

Et alors les ficelles narratives et les tours de passe-passe scénaristiques… Je suis d’accord, la fantaisie est un genre qui peut être un peu répétitif, avec des trames narratives qui se ressemblent assez souvent. Mais là… Le héros passe quand même 4 tomes à se demander comment il va battre Galbatorix et à rabâcher sur tous les tons « oh mon dieu, nous ne serons jamais assez puissant ». Il a beau trouver des âmes de dragons surpuissantes, se faire transformer en elfe par un dragon bizarre, avoir une armée derrière lui, il est pas près. Et pourtant… il y va quand même ! Il est le seul espoir de tuer l’empereur, mais il y va en mode suicide. Quand il arrive dans la salle du trône, il ne sait toujours pas ce qu’il va faire ! APRES 4 ****** DE TOMES !!  Désolé, je m’énerve, mais je déteste qu’on me prenne pour une débile quand je lis. Et alors une fois que le combat est fini, on a encore droit à 50 pages de « je m’ennuie, je ne sais pas ce que je vais faire » ce qui sonne à mes yeux comme un « je ne sais pas comment finir mon livre ».

Il y a aussi les moments où j’avais l’impression que l’auteur était à côté de moi sur le canapé et qu’il me donnait des gros coups de coude pour me dire : « hey! et là tu l’as vu ma grosse métaphore ? Non?? Alors je vais la remettre 3 pages plus loin, pour si jamais tu as raté le parallèle magie/bombe atomique. Elle est bien ma métaphore hein? Hein? HEIIIN??? »

Le héros est imbuvable, son dragon n’est pas beaucoup mieux (et alors les chapitre où elle « parle » sont juste illisibles), l’intrigue ne tiens pas debout… L’auteur a commencé à écrire sa saga à l’âge de 15 ans, et ça se ressent beaucoup : les personnages évoluent mal, sans réelle logique, il a modifié la fin et ça se ressent, il ouvre un nombre incalculable de sous intrigues qu’il ne finit jamais… Et il termine sur une pirouette pour rappeler la prédiction que le héros avait eu au début du premier tome. Les lapins sortent du chapeau scénaristique plus vite que les parisiens sortent du métro, et ça donne juste l’impression que le héros a de la chance.

Normalement quand je fini une saga comme ça (comme L’assassin royal de Robin Hobb par exemple), j’ai un petit pincement au cœur en laissant l’univers et les personnages auxquels je me suis attachée, mais pas là. En finissant Eragon, j’étais juste soulagée que ça s’arrête enfin. Heureusement c’est pas trop mal écrit, ça sauve un peu le truc. Un peu. Le premier tome est sympa, mais franchement, les trois suivants étaient de trop.

Donc voila, j’ai détesté Eragon, et je ne sais toujours pas pourquoi j’ai lu les 4 (très gros) tomes.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Criteïne dit :

    Eh ben, effectivement, c’est bizarre que tu aies tout lu en n’y trouvant aucun intérêt. Ca ne me donne pas envie de découvrir cette saga…
    Sinon, ne te décourage pas concernant ton blog. Écris souvent, fais la promotion de tes articles sur Twitter et abonne toi à plein de blogueurs, ça va faire décoller ton blog !

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