E=mc² mon amour, Patrick Cauvin

Je continue donc sur ma lancée en relisant encore un classique de mon enfance/début d’adolescence. Je ne sais pas à quel âge exactement je l’ai lu pour la première fois, mais je ne devais pas avoir dépassé le mètre vingt (donc en dessous de 17 ans!).

Je me suis donc replongée, un peu plus sceptique que pour mes précédentes lectures, dans e=mc² mon amour, de Patrick Cauvin.

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Oui, la couverture est moche, mais c’est celle dont je me souviens.

E=mc² mon amour raconte l’histoire d’amour passionnée entre deux surdoués… de 11 ans. Tout les séparent, puisque que Daniel habites à la Garenne, en banlieue parisienne, dans une famille d’ouvriers, alors que Lauren vit dans le 16e, dans un magnifique hôtel particulier.

Il est franchouillard et aime le cinéma hollywoodien, elle est américaine et ponctue ses phrases de vers raciniens. Ils se rencontrent par hasard dans une ville d’eau où leurs mères respectives viennent soigner leurs boyaux en buvant une grande quantité d’eau. Eux que tout sépare des autres enfants trouvent enfin à qui parler.

Les chapitres alternent entre la voix de Daniel et celle de Lauren, avec souvent de grandes ellipses temporelles entre les chapitres.

Comme je le pensais, relire ce roman a suscité en moi des émotions contradictoires : d’un côté, j’ai été heureuse de retrouver les personnages et l’ambiance générale, qui me donne la sensation d’une bonne tasse de chocolat chaud un jour de brouillard. D’ailleurs, plusieurs années après ma première lecture, il s’avère que je connais maintenant Paris, et même la Garenne, puisque j’y ai habité. Ça fait un effet étrange.

D’un autre côté, j’ai trouvé que ce roman à vraiment (beaucoup) vieilli. Ou alors c’est moi je ne sais pas. Les personnages ont des tics de langage assez énervants (Daniel qui dit « Bingo » 15 fois par chapitre, et Lauren qui fait des mauvais vers tout le temps, moi ça me gonfle). L’action se passe dans les années 70, donc forcément, le décor à un poil changé et les références cinématographiques de Daniel ne me parlent absolument pas… J’ai aussi eu du mal à voir en quoi Daniel était surdoué : autant l’auteur insiste (un peu lourdement) sur le fait que Lauren a atteint le niveau en math d’un universitaire en fin de parcours, autant Daniel, la seule chose qui le différencie des autres enfants, c’est sa mémoire exceptionnelle et sa culture ciné… Pas con, mais pas surdoué non plus.

Bilan de demi-teinte donc : j’ai bien aimé le relire, mais je pense que si je l’avais eu dans les mains pour la première fois, je n’aurais pas du tout accroché.

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