Le vent de feu, William Nicholson

Dans ma relecture des classiques de mon adolescence, j’ai replongé dans la série des Vent de feu, de William Nicholson. Le premier tome, Les secrets d’Aramanth, nous plonge dans la vie de la ville du même nom.

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« Je fais le serment de travailler plus dur, d’aller plus loin et d’essayer par tous les moyens de rendre demain meilleur qu’aujourd’hui. Pour l’amour de mon empereur et la gloire d’Aramanth. »

La ville d’Aramanth est très colorée : des quartiers circulaires entourent une grande tour, le chanteur de vent. D’abord un blanc, puis un écarlate, un orange, un marron et enfin un gris. C’est très joli, mais ça cache un système assez moche de classement au mérite : chaque famille est classée dans la ville en fonction de points qui montrent sa réussite sociale. Si les membres de la famille rapportent des points, par exemple en obtenant un meilleur emploi, ou en réussissant un concours, la famille peut déménager dans un meilleur quartier, avec un appartement plus grand, plus confortable. Au contraire, si la famille perd des points, elle déménage en direction du quartier gris, et les chances d’en revenir sont très faibles. Des périodes d’examens, puis de déménagement massifs rythme la vie de la citée.

La famille Hath habite le quartier orange lorsque la plus petite, Pim, doit passer son premier examen, et refuse de parler à l’examinateur. L’humiliation de sa petite sœur est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour Kestrel, qui se rebelle contre le système. Ses actes mettent toute sa famille en péril, et elle n’a bientôt plus d’autre choix que de fuir de la ville, accompagné de son frère, Browman, et de l’idiot du village, un peu baveux mais … . Ils partent en quête d’une légende, la Voix d’Argent, qui ramènera la paix et la joie à Aramanth.

Les thèmes abordés dans le premier tome de la série sont simples (la dystopie, la quête, etc.), mais c’est extrêmement bien amené. Nicholson a vraiment créé un univers à lui, assez inquiétant et noir, basé sur le concept de Morah, qui est la part sombre en chaque individu, la part qui suit à la lettre la citation d’Einstein : « Celui qui est capable de marcher derrière une musique militaire n’a pas besoin de cerveau : une moelle épinière lui suffit. ».

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Les autres tomes de la série, Les esclaves de la seigneurie et Le chant des flammes, sont très bien aussi, mais s’adressent peut être à des ados un peu plus grands à cause des thèmes plus sombres et plus violents qu’ils traitent, comme l’esclavage, la mort et la résistance à l’oppression. On suit les aventures du peuple Manth, dont la ville est détruite et qui est réduite en esclavage, puis leur fuite jusqu’au pays des origines pour échapper à la destruction du Morah.

Seul truc un peu dommage, les couvertures : que ce soit les couvertures poche (la première) ou grand format (les deux autres), elles sont franchement moches, et vraiment… je ne vois pas le rapport avec l’histoire. C’est dommage, parce que pour moi en tout cas, la couverture c’est vraiment la chose qui fait la différence entre deux livres lorsque je suis à la librairie/bibliothèque.

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