Manabé Shima, Florent Chavouet

L’autre jour (qui commence à être un peu lointain puisque cet article traîne dans mes brouillons depuis 3 semaines) je suis entrée dans une librairie pour acheter un album de Boulet, dont j’aime beaucoup le blog (instant pub : http://www.bouletcorp.com/) . Je comptais à ce moment-là aller le lui faire dédicacer à la Japan Expo le lendemain. Sauf que…

Sauf que je n’ai pas pu aller à la Japan, et qu’accessoirement, je n’avais pas d’album puisque le libraire a refusé  de m’en vendre un sous prétexte que « c’est quand même pas terrible, et il faudrait faire quelque chose pour vos goûts en BD mademoiselle ». Un libraire qui ne va pas faire long feu je pense, puisqu’à priori, critiquer ouvertement les goûts des clients ça fait moyennement vendre. Il a quand même réussi à me refiler une BD (parce que je suis beaucoup trop gentille, malgré ce qu’on peut dire) : Manabé Shima, de Florent Chavouet.

Manabe shima couv

L’auteur est parti 2 mois dans une des (très) nombreuses îles qui composent l’archipel du Japon. Il l’a choisi pour sa petite taille, son nombre restreint d’habitants et son isolement (mais pas trop). Il est tombé sur une île de pêcheur.

« Ça tombe bien, je ne sais pas pêcher. »

Après une petite intro qui met direct dans le bain, on le voit arriver sur l’île, où aucun hôtel n’est ouvert puisque ce n’est pas la saison. Il parle trois mots de japonais, il a pas un rond, mais il reste deux mois sur cette île, à dessiner… absolument tout. Il dessine le commissariat, les gens, les boutiques vues d’en haut, le clochard/pêcheur visiblement un peu fou qui lui tient la jambe en japonais, les insectes, les fruits, les poissons, la voiture de mamie une place tout confort… Il va jusqu’à faire une carte pour expliquer la répartition des gangs de chats.

Le tout est dessiné au crayon de couleur avec une précision incroyable.

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C’est beau, c’est drôle, et en plus ça vaut son prix : normalement j’hésite toujours à acheter des BD, je les lis trop vite et après je suis horriblement frustrée. Là, il y a du texte partout, il faut retourner le livre dans tous les sens pour tout lire, et même si mon voisin de tram s’est demandé si j’étais pas totalement taré, c’est cool.

Ca m’a beaucoup fait pensé à une BD que l’on m’a prêtée il y a quelques mois sur un japonais qui arrive à Paris : À nous Paris, un japonais dans la capital… mais dans l’autre sens.

Avant Manabé Shima, Florent Chavouet a vécu pendant 6 mois à Tokyo, l’objet de son premier livre, Tokyo Sanpo. C’est dans le même genre, même si on voit que dans Manabé Shima il était plus aguerri niveau dessin. D’ailleurs, anecdote amusante : j’ai lu Tokyo Sanpo dans le train en allant et en revenant de ma ville natale, et au retour j’étais à côté de quelqu’un qui s’est révélé être un corniste de l’orchestre de France (oui, rien que ça). Il m’a raconté qu’il allait souvent au Japon, et que Tokyo ressemblait vraiment à ce qu’on voit dans la BD, plus qu’à l’image qu’on s’en fait habituellement : ça

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plutôt que ça :

tokyo

Le blog de l’auteur, c’est ici : http://florentchavouet.blogspot.fr/

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